| Une initiative Croissance & Innovation : pourquoi et comment ? La croissance économique, nous la voyons avant tout comme une source d’emplois qui peut faciliter le parcours personnel des membres du CNE. Mais on repère un paradoxe : - les entreprises les plus rapidement croissantes déclarent avoir du mal à trouver les employés hautement qualifiés dont elles ont besoin pour nourrir leur développement; - ces mêmes entreprises sont en général peu connues, mal fléchées, et difficilement accessibles. L’initiative Croissance & Innovation veut faciliter les rencontres entre Normaliens et entreprises de croissance, grâce à des actions sur trois axes: 1) une tribune hebdomadaire sur les problématiques des entreprises d'hypercroissance dans le Nouvel Economiste. Le Club des Normaliens dans l'Entreprise a aussi vocation à créer et diffuser des réflexions originales sur les entreprises. C'est ainsi que, en équipe avec P. Richer, président fondateur de Neovian Partners, un cabinet de conseil spécialisé dans l'appui aux entreprises en développement rapide, notre camarade F. Lainée conduit une étude sur ces problématiques, et signe pour le Club une tribune hebdomadaire, Double Digit, sur ces sujets dans les colonnes du premier hebdomadaire économique de France. L'étude, engagée par des travaux d'analyses statistiques sur des bases de données, a permis de dégager un concept : celui d'entreprises d'hypercroissance (techniquement les entreprises qui ont réalisé au moisn 3 fois sur les 5 dernières années des taux de croissance annuels des effectifs de plus de 15%). Après avoir identifié nommément plus de 800 de ces entreprises, des questionnaires et des interviews réalisés auprès de dizaines d'entre elles ont permis d'entrer au coeur des problématiques que la croissance rapide pose à ces entreprises, et d'observer commment elles les résolvent. Et, souvent, l'écoute et l'observation, sans a priori, de ce que disent et font les dirigeants de ces entreprises, permettent de faire ressurgir des évidences premières largement oubliées, de voir des modèles émerger, ou au contraire de comprendre le pourquoi des mille et une façons différentes d'aborder un problème, toujours avec succès. Nous vous donnons donc rendez vous, ici ou dans le Nouvel Economiste, chaque semaine, pour un nouveau billet. D'ores et déjà vous pouvez découvrir : - "Les surdouées", l'article de lancement de Double Digit, qui détaille l'extraordinaire "biodiversité" des entreprises d'hypercroissance, tout en identifiant quelques traits de leur ADN commun. - "Tout commence à l'école", où vous pourrez comprendre à quoi servent ou non les études supérieures pour diriger un jour une entreprise d'hypercroissance. - "L'äge du capitaine", qui expose pourquoi aux âmes bien nées la valeur... - "La qualité, mieux que le moindre coût", qui rappelle qu'au commencement est l'offre, en nous disant comment et pourquoi ? - "Règles du jeu", qui donne le point de vue et les attentes des dirigeants d'hypercroissance sur le rôle de l'Etat. Ceux qui cherchent des pistes pour réduire les dépenses publiques liront avec intérêt. - "Banques et hypercroissance", qui soulève la question de la possibilité d'un vrai partenariat entre les banques et ces entreprises, pour conclure par la négative. - "Management attittude", qui explore les raisons, étonnantes, pour lesquelles il est si important de bien savoir déléguer pour hypercroître. - Coup d'éclat, qui explique dans quelles circonstances particulières la communication peut devenir un levier d'hypercroissance. - La hiérarchie plate : l'hyper vitesse implique une hyper horizontalité, où on comprend les vraies sources d'avantage d'une organisation plate - Croyants et non croyants, où on découvre comment les entreprises d'hypercroissance (ne) ptatiquent (pas) la croissance externe - Casting international : le metteur en scène et l'acteur, qui explique le choix préféré des dirigeants d'hypercroissance pour construire une organisation à l'export - Au dehors toutes, qui explicite les rôles clés, tournés vers l'externe, que choisissent d'assumer les dirigeants d'hypercroissance, - Les leviers de l'hypercroissance : la remise en cause permanente, où on comprend pourquoi le bien est l'ennemi du mieux - L'envie de dépassement, où on découvre les motivations profondes des dirigeantsc d'hypercroissance, et comment elles créent ou simplement cohabitent avec cette croissance rapide. - Une attitude qui peut s'inculquer, où les dirigeants d'hypercroissance nous donnent 7 idées pour futur cahier des charges d’une école primaire ou secondaire de l’hypercroissance. - La volonté de croître, qui explique à quel point on n'hypercroit pas par hasard, et la contrainte que cela crée sur l'organisation - Intéressement des cadres clés, qui expose les modes communs ou non des sociétés d'hypercroissance en matière d'outils de motivation pécuniaires. - Stress extrême, qui explore les spécificités des profils d'employés faits ou non pour s'épanouir dans les entreprises en hypercroissance - To build up or not, où on découvre quand commencer à faire de la croissance externe quand on vise l'hypercroissance - Le comité de direction, où on découvre comment ces entreprises le constituent - Mariage d'amour ou de raison, où on explore les difficiles compromis sur une cible idéale de croissance externe - On ne bouge plus! Où on apprend ce que ces entreprises (n') attendent p(as) de l'Etat - A l'ombre des grands groupes, où on découvre les limites de l'association pourtant si répandue dans notre imaginaire entre entreprise de croissance et entreprise familiale - Hypercroissance et rentabilité, où l'on s'interroge sur les sacrifices et bénéfices de rentabilité liés à l'hypercroissance - Administrateurs indépendants, qui expose pourquoi ces acteurs sont (seront?) toujours si peu répandus autour de nos PMEs de croissance. - Innover ? Oui, mais surtout se différencier, où l'on voit comment l'innovation (n')est (pas) porteuse de croissance - Ceinture, bretelles ou les deux ? On y voit pourquoi, en matière de gestion des risques, le principal risque est de ne pas en prendre. - Objectif : rupture ! où l'on voit quelle est la vraie finalité de la segmentation marketing dans la quête de croissance. - Copinage artistique. On y comprend comment et pourquoi le réseau du dirigeant n'est pas un pré requis clé pour construire une société d'hypercroissance. - le triple A de l'hypercroissance. où l'on identifie les valeurs socles de l'hypercroissance, et l'usage que d'autres que ces dirigeants pourraient en faire. - A chacun sa vague. On y comprend pourquoi, en hypercroissance, se comparer aux autres, et notamment aux concurrents, n'est pas le sujet. - Irremplaçables, donc remplaçables, explique pourquoi les dirigeants d'hypercroissance l'ont pas peur d'embaucher des collaborateurs meilleurs qu'eux. - Dépenser plus. explique comment les entreprises d'hypercroissance marient investissements de croissance et endettement contrôlé... Y a-t-il des pouvoirs publics que cela intéresse ? - Top line contre bottom line. On comprend ici les raisons pour lequelles pilotage opérationnel et par le cash doivent primer sur la gestion et le contrôle financier. 2) organiser une diffusion efficace d’informations sur les entreprises de croissance vers les membres du Club des Normaliens dans l’Entreprise et vers les élèves de l’Ecole Normale Supérieure. En particulier, nous organisons les petits déjeuners Croissance & Innovation : - le 2 décembre 2009 : NetExplorateur : comment le numérique change en profondeur notre vie privée et notre vie professionnelle avec Thierry HAPPE, fondateur de NetExplorateur - le 22 octobre 2009 : Facebook, réseaux sociaux et miracle californien : parcours d'un Normalien dans la Silicon Valley avec Henri MOISSINAC - le 5 mars 2009 : Business Angels : Financer les premiers stades de développement des jeunes entreprises innovantes avec Claude RAMEAU - le 20 octobre 2008 : Croître, survivre ou mourir : expériences vécues au pays des jeunes pousses télécoms avec Didier TRANCHIER - le 27 mai 2008 : Logiciel libre : quels modèles, quel avenir ? avec Jean-Paul SMETS, fondateur de NEXEDI - le 11 avril 2008 : CAP DIGITAL, pôle de compétitivité des contenus numériques avec Henri VERDIER et Philippe ROY 2) faciliter la mise en contact dans le cadre de recherches de stages ou d’emplois; nous travaillons ici à mettre en place des filières structurées. Nous vous incitons à prendre contact avec Jean-François Bensahel, interface centrale du CNE pour la recherche de stages. D’autres idées, et surtout des énergies contributives, sont évidemment bienvenues. Vous pouvez nous joindre à croissance.innovation.cne@gmail.com. A quoi ressemblent les entreprises de croissance ? Bien que très diverses, les entreprises de croissance ont un profil type: - il s’agit d’une petite fraction (typiquement 10% des entreprises créent plus de 50% des emplois) des entreprises de 50 à 2000 employés, en général innovantes (budget R&D supérieur à la moyenne de leur secteur); - il n’y a pas de secteur préférentiel, ce qui est a priori une bonne nouvelle pour les Normaliens, avec leur large spectre de formations; - ce sont des entreprises qui exportent, travaillent en réseau, et surtout favorisent le travail en équipe; - ces entreprises sont très attentives à effectuer des recrutements de haut niveau, et à suivre le développement de leur personnel. En bref, des caractéristiques a priori attractives pour les jeunes (et moins jeunes) carrières. Participer à la croissance en fondant/dirigeant son entreprise : un modèle très sélectif Pour participer à la croissance, on peut rejoindre une entreprise qui grandit, on peut aussi créer son entreprise. Avec plus de 300 000 nouvelles entreprises en 2007 pour 500 000 emplois nouveaux, la dynamique de création en France est apparemment impressionnante, et en forte accélération depuis 2003. En pratique elle se produit pour 40% dans le commerce, 40% dans les services, et 20% dans le secondaire (préciser). Mais, au bout de 3 ans, un tiers de ces entreprises a disparu, et moins de 2% d’entre elles ont créé plus de 10 emplois. La création/direction d’entreprises de croissance est donc un phénomène très sélectif, qui exige des créateurs des dispositions bien spécifiques. Ces dispositions ne sont pas a priori acquises aux Normaliens, de par leur formation ; mais elles ne leurs sont pas non plus forcément étrangères. L’initiative Croissance & Innovation permettra aux futurs créateurs d’entreprise de trouver des contacts, voire des parrains, pour les guider dans leur aventure. D’ores et déjà, vous pouvez vous rapprocher de certains d'entre nous: Thomas Serval, Henri Verdier, Jean-François Bensahel, Nicolas Chaudron, François Lainée, Xavier Lazarus, Luc Lenglet ou Franck Lescure. Comment aller plus loin, au contact de ces entreprises ? Vous pouvez bien sûr lire, chaque semaine, une nouvelle analyse de ces entreprises, dans la tribune Double Digit du Nouvel Economiste, dont nous parlions plus haut. Vous y trouverez souvent cités quelques exemples, et donc quelques noms de ces entreprises fascinantes. Mais vous pouvez aussi trouver d'autres informations dans un certain nombre de sources publiques : - quelques sites Internet d’organismes pertinents pour approcher les entreprises de croissance (Le Comité Richelieu, Fast 50 , Pôles de compétitivité , Cap Digital, AFIC , …) - quelques documents écrits publics, rapports ou livres (Petites histoires extraordinaires d’entrepreneurs, rapport sur les Gazelles, …) |