Compte-rendu du CA du 17 mars 2018

Présents : Violaine Anger ; Lili Barthome ; François Bouvier, Yves Caristan ; Etienne Chantrel, Antoine Danchin ; Timothée Devaux ; Jean Hartweg ; Marianne Laigneau ; Christel Lavigne ; Jacques Le Pape ; Laurence Levasseur ; Anne Lewis-Loubignac ; Jacques Massot ; Jean-Thomas Nordmann ; Jeanne Parmentier ; Agnès Passot-Mannooretonil ; Rémi Sentis.

Invités permanents : Gérard Abensour ; Jean-François Fauvarque ; Mireille Gérard ; Lise Lamoureux ; Wladimir Mercouroff
Pouvoirs : Julien Cassaigne ; Thanh Vân Ton That.


1.
      Approbation du PV du CA du 20 janvier 2018

Sous réserve de modifications de la liste des présents, le PV est approuvé.

2.        Point sur le Secrétariat

L’expérience en cours est positive. Pascale Hamon a reçu une formation pour le site. Agnès Fontaine a continué jusqu’à récemment le passage de relais.

3. Evénements passés et à venir

Evénements passés : Un RV carrières consacré aux métiers de la fonction publique a eu lieu le 31 janvier avec un public nombreux et les intervenants étaient satisfaits.

Evénements à venir :

·         Le 22 mars à 19h30,  les présidents des diverses ENS seront réunis salle Jean Jaurès sur le thème de l’avenir des étudiants des sciences humaines et sociales.

Violaine Anger animera la soirée. Malgré d’autres suggestions de questions faites par certaines associations, la place des humanités différencie les écoles et permet de poser la question des structures.

Il y aura un stand pour l’Archicube et des bulletins d’adhésion.

Rémi Sentis rappelle que les associations sont indépendantes des écoles, et Wladimir Mercouroff souligne que les alumni ont tendance à se rapprocher entre Ecoles, alors que les directeurs préfèrent un ancrage dans les réseaux locaux pour garder leur identité propre. Violaine Anger note que l’indépendance est menacée par exemple lorsque PSL subventionne une association (PS : rencontre reportée du fait de la grève des transports le 22 mars).

·         Le 28 mars une partie du Bureau rencontrera le HCERES, à la demande de Marc Mézard, dans le cadre de l’évaluation de l’Ecole.

·         « Apéro » de PSLA dans les locaux de l’ENS avant juin. Le Cabinet du directeur va répondre prochainement.

·         11 avril : Prochain RV carrières. A la suite d’une enquête auprès des élèves, il a été décidé d’en tenir un 3e dans l’année. Destiné aux littéraires, il portera sur les trajectoires des littéraires dans les organisations et les entreprises. Marc Mézard a décidé d’allouer un budget de 200 euros par réunion.

·         4 mai : invitation de l’Ambassadeur de France à Bruxelles, qui est archicube (Claude-France Arnould, 72 L). Anne Lewis-Loubignac n’étant pas disponible, Etienne Chantrel va essayer de se libérer.

·         23 avril, 26 mai et 9 juin : Mireille Gérard fait part de trois séances littéraires sur trois auteurs féminins – Christine de Pisan, Mme de Staël, Mme de Sévigné – à l’occasion de l’entrée de Simone Veil au Panthéon.

·         Antoine Danchin est en négociation pour la visite du département de chimie, mais n’a pas encore de date.

·         30 mai : finale du premier concours de dictée de l’association Du Bellay

4.        Aides et secours :

          Aide aux projets des élèves

·         Soirée concert au profit des restos du cœur : 200 euros accordés

·         Coupe Es-SENS Ferrières/club d’œnologie : avis négatif

·         Projet Etna / Géographie et neurosciences : 500 euros et compte-rendu pour l’Archicube

·         Didon et Enée (48h des arts) : 600 euros, photos, logo de l’a-Ulm et enregistrement pour le site

·         Semaine arabe : 1000 euros comme d’habitude.

Prêts : deux remboursements sont terminés, trois le sont presque, les autres progressent (parfois difficilement) à l’exception d’un seul cas problématique.

Proposition de grille de critères d’attribution des aides : Laurence Levasseur présente les critères suivants :

·         Un projet mené par un ou des élèves de l’ENS

·         Un projet qui contribue fortement à l’image de l’ENS

·         Un projet qui fait connaître l’a-Ulm

·         Un projet scientifique, social, culturel ou sportif

·         Un projet qui apporte du matériau à l’Archicube ou au site de l’a-Ulm

De plus, la part de subvention de l’a-Ulm ne doit dépasser, ni 50% du budget total du projet, ni 1000€. Le Conseil remercie Laurence Levasseur de son travail, valide la liste de ces critères et décide  de les expérimenter pour voir s’ils doivent tous être remplis, ou seulement 3 ou 4 sur les 5.

 

5. L’Archicube :

·         Le numéro sur Les humanités est presque bouclé. Le titre n’est pas encore arrêté mais évitera d’évoquer une position défensive. Violaine Anger remercie Jean Hartweg de sa participation. Le contenu comprend aussi des vues de l’extérieur, notamment Chine, Japon et Inde, ainsi que le point de vue de scientifiques. Une contribution du Ministère est attendue.

Rémi Sentis suggère qu’une contribution sur le latin soit demandée à Laurent Lafforgue.

·         Le numéro suivant sur L’encombrement, véritablement pluridisciplinaire, est en bonne voie. Coordonné par Etienne Guyon et Stéphane Gompertz, il est prévu pour la fin de l’année.

·         Le numéro 23 Formes est épuisé.

Violaine Anger souligne qu’il faut améliorer la diffusion de l’Archicube et l’organisation des manifestations autour de la sortie des numéros.

NB : l’imprimeur est en liquidation judiciaire. Il est demandé aux membres du Conseil de faire connaître des noms de prestataires possibles.

6. Plan d’action à trois ans du CA et domaines de responsabilité des administrateurs

Le bilan du plan d’action 2015 est le suivant :

·         La réforme des statuts : faite (AG 2016). La réponse du ministère est attendue pour une publication dans l’Archicube.

·         La levée de fonds : faite par la Fondation de l’a-Ulm. Jacques Massot, son Directeur Général, informe le Conseil que l’année 2017 a rapporté un peu plus que 2016 (124.000 € contre 117.000€), que les donateurs fidèles sont environ 70, et qu’un cabinet a été contacté pour monter un 2e volet sur cinq ans avec une levée de fonds ambitieuse auprès des entreprises.

·         L’équilibre des finances : un « petit » déficit chaque année. Il reste nécessaire d’avoir plus de cotisants. Le point doit être fait en fin d’année.

·         Le fonctionnement du CA : il s’est diversifié (âge, sexe, spécialité monde professionnel)

·         Portefeuille d’activités des administrateurs :

·       Les relations avec les départements : elles sont très variables. Lili Barthome va suivre avec Antoine Danchin le projet de visite du département de biologie. Yves Caristan a été bien accueilli par les sciences de la terre et la physique. Les administrateurs suivants suivront les différents départements:

·            Chimie (Jean-François Fauvarque),

·            Mathématiques et informatique (Julien Cassaigne),

·            Etudes cognitives (Timothée Devaux),

·            Sciences de l’antiquité (Christel Lavigne),

·            Philosophie (Jean Hartweg),

·            Histoire (Jean-Thomas Nordmann),

·            Economie et sciences sociales (Etienne Chantrel),

·            Histoire et théorie des arts (Violaine Anger),

·            Géographie (Laurence Levasseur),

·            Lila (à confirmer).

D’autres responsabilités sont attribuées:

·            Afterwork (Julia Neguer),

·            CA ENS (Marie Pittet),

·            Fondation de l’ENS (Jean Hartweg),

·            Classes préparatoires (Christel Lavigne),

·            Dîners interpromos (Etienne Guyon).

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7.  Intervention de Frédéric Worms : L’école littéraire, les humanités et la société

Fréderic Worms part du constat du retour des humanités dans la société : humanités numériques, humanités médicales, etc. selon un besoin renouvelé mais qui n’est pas toujours clair. Cependant, les fusions universitaires font disparaître les disciplines dites « rares », et même la licence « humanités » n’a pas sauvé certains départements. Deux conditions d’imposent pour que ce retour soit un succès :

-          On doit revenir au plus haut niveau avec une réelle rigueur. L’ENS a une vraie carte à jouer dans ce domaine.

-          Il faut rassembler l’école littéraire autour de projets précis et communs, transdisciplinaires, sans oublier l’ouverture vers l’école scientifique.

Quelques projets déjà avancés :

·         Les humanités dans le texte : projet porté par l’Ecole avec divers partenaires. Lancé le 1er décembre 2017, il associe textes classiques et problèmes contemporains à travers la pratique de la traduction et du commentaire sans couper la traduction du commentaire. Le conseil scientifique est présidé par Monique Trédé. Un lien a été établi avec Pascal Charvet de la « maison numérique des humanités ».

·         Les humanités numériques. Il s’agit de ne pas percevoir le numérique seulement comme un moyen. Le projet est piloté par Emmanuelle Sordet, directrice des bibliothèques.

·         Médecine et humanités : Des bourses sont offertes avec l’aide de la fondation Bettencourt à des étudiants en médecine pour qu’ils étudient les humanités à l’Ecole. Cinq vont être recruté prochainement. Ce projet implique les élèves et entraîne une vraie ouverture sur la société.

·         L’actualité critique : il s’agit de séances hebdomadaires de débats sur l’actualité, par exemple Rothko récemment, et l’actualité critique européenne. Un partenariat a été noué avec l’Institut Français à Francfort, Prague et Varsovie, ainsi qu’avec « The conversation ».

·         PSL : L’Ecole Universitaire de Recherche, EUR TransLitterae remplace le Labex TransferS. PSL accompagne et lance les projets (vingt retenus sur 200 candidatures). Le projet «  Humanités et management » est porté par Emmanuel Basset, agrégé d’allemand, directeur de la recherche de PSL.

A l’Ecole, le « couloir jaune » est transformé en un espace « Recherche-Lettres », réservé au départ aux doctorants (plus de 70 aujourd’hui). Il y aura un bureau pour les humanités numériques.

La formation à l’Ecole.

·         Le diplôme est obligatoire depuis 2016. Les expériences les plus diverses hors ENS sont proposées pendant la scolarité et suivies grâce au tutorat individuel.

·         Recrutement : Il faut noter que l’Ecole a deux fois moins de candidats que Lyon (1400 pour 70 places alors que Lyon en a 3000). Il y a également une fuite vers Sciences Po et l’étranger en raison de l’absence de recrutement à Bac+0. Une réforme du mode de sélections des étudiants est en cours ; sujet de nombreuses critiques, il va être défini et piloté au niveau de l’Ecole et non plus des départements

·         Sortie de l’Ecole : l’Ecole gère les contrats des doctorants avec les fonds versés par l’état, en passant des conventions avec les universités. 40% des contrats sont obligatoirement hors Paris. Qu’advient-il du normalien qui a une thèse et cherche un poste ? Il y en a moins qu’autrefois. Par exemple en philosophie, il n’y a plus aucun poste en histoire de la philo. Mais existe de nouvelles opportunités du côté des humanités numériques. Des réunions régulières portent sur les débouchés et sont complétées par un suivi individuel. Mais cela n’empêche pas un jeune agrégé d’être nommé en collège.

Pour mieux appréhender les humanités numériques, Frédéric Worms suggère de se référer au projet de l’association HyperNietzsche, créée par Paolo D’Iorio, qui est un véritable système hypertextuel de recherche, d’édition et de communication.

La séance est levée à 12h15.

NB : l’examen du plan d’action sera repris au prochain CA, ainsi que le point sur l’organisation des actions de communication.

Marianne Laigneau,                                                                                               Anne Lewis-Loubignac,

Présidente                                                                                                                 Secrétaire générale adjointe