Procès-verbal du CA du 12 juin 2021

Présents : Violaine Anger ; Yves Caristan ; Julien Cassaigne ; Étienne Chantrel ; Marc Chaperon ; Victor Demiaux ; Marianne Laigneau ; Jacques Le Pape ; Laurence Levasseur ; Louis Manaranche ; Christel Mouilleron-Lavigne ; Jean-Thomas Nordmann ; Nicolas Obtel ; Jeanne Parmentier ; Marie Pittet ; Thanh-Vân Ton That.

Présents : Administrateurs honoraires : Marianne Bastid-Bruguière ; Mireille Gérard ; Jacques Massot

Excusés : Nicolas Couchoud ; Timothée Devaux ; Victor Gysembergh ; Antonin Macé ; Geoffroy Morlat ; Laure Pelbois ; Rémi Sentis.

En raison de l’épidémie de coronavirus, le CA se déroule sous la forme d’une visioconférence.

1.Approbation du PV du CA du 13 mars 2021

Le PV est approuvé, avec quelques ajustements introduits à la demande de divers membres.

2.Évènements passés et à venir

Événements à venir

Les prochains rendez-vous carrières auront lieu le 20 octobre (sur le thème du normalien dans la cité) puis le 1er décembre.
Violaine Anger signale que le numéro de L’Archicube sur « La main » est en routage. Le prochain numéro portera sur l’exploration, la découverte : sa parution est toujours planifiée pour décembre 2021
Le travail en cours d’harmonisation des logos est présenté par Laurence Levasseur : un petit groupe de travail (Violaine Anger, Marc Chaperon, Véronique Caron, Stéphane Gompertz, Laurence Levasseur) avance avec la graphiste, tant sur l’annuaire que sur L’Archicube. Christel Mouilleron-Lavigne fait part de ses impressions sur les trois nouvelles propositions concernant LArchicube.

Fondation de l’ENS

Jacques Massot fait un point : Nicolas Obtel est le nouveau représentant permanent de l’a-Ulm et a assisté à son dernier CA ; une nouvelle directrice du développement a été recrutée par la Fondation et pourrait être accueillie lors d’un prochain CA de l’a-Ulm.
La Fondation a connu de fortes contraintes durant la crise sanitaire, mais 2020 s’est néanmoins passé correctement et 2021 démarre bien (100 000 € déjà collectés auprès des archicubes, 640 000 € de dons de grands donateurs et dons fléchés). Le rapport d’activité 2020 a été envoyé à tous les donateurs. Une brochure sur les legs est en préparation pour envoi en septembre 2021. La Fondation a désormais trois permanents salariés, en sus de son directeur bénévole.
Marianne Laigneau remercie la fondation pour la numérisation des archives (projet toujours en instance) et propose une future action conjointe, encore à définir, autour de l’annuaire de l’a-Ulm.
 
Rencontre avec le secrétaire général de l’association des anciens élèves de l’ENA
Étienne Chantrel rend compte de ses contacts avec le SG de l’AAEENA – association très impactée par les réformes à venir (transformation de l’ENA en INSP et disparition de plusieurs corps de l’État dont le corps préfectoral et les inspections des ministères) : les positions à ce sujet, au sein de l’AAEENA, sont très diverses, depuis une forte opposition jusqu’à une opinion favorable. L’AAEENA va tenir une AG début juillet, notamment pour voter sur la manière dont l’association pourrait essayer d’influer sur l’ensemble des réformes en cours de la haute fonction publique.
Étienne Chantrel souligne que cette réforme de la haute fonction publique pourrait éventuellement, à terme, avoir un impact sur les carrières des normaliens (notamment ceux qui entrent dans les grands corps techniques), et indique qu’il va poursuivre ses échanges avec l’AAEENA à l’automne.
Jean-Thomas Nordmann s’interroge sur l’intérêt qu’il pourrait y avoir à se battre pour obtenir des accès directs de normaliens – ou plus largement d’élèves des grandes écoles - à l’INSP puis dans le nouveau corps des administrateurs de l’État.
Marianne Laigneau fait remarquer que tous ces accès directs ont été annulés il y a longtemps déjà et que donc ce combat, délicat juridiquement, serait dangereux sociologiquement (à l’inverse, un concours réservé aux boursiers a été institué à l’ENA et devrait être maintenu à l’INSP).
 
Évolutions informatiques à l’ENS
Étienne Chantrel mentionne que les serveurs de l’École devaient connaître une évolution à échéance de septembre ou octobre 2021 (en raison d’un départ en retraite non remplacé), avec un projet d’externalisation via Microsoft (qui a proposé des prix très bas) : mais ce projet est entré en contradiction avec des prises de position officielles récents de la CNIL et du CNRS, opposés l’un et l’autre à confier à des entreprises américaines l’hébergement des données de la recherche française. En outre, il est apparu qu’il était sans doute risqué de n’avoir plus aucune compétence en interne sur ce point. En conséquence, l’École a décidé de surseoir à ce projet d’externalisation durant l’année qui vient.
L’association serait impactée car ses données sont sur les serveurs de l’École.
Yves Caristan note que le sujet de la confidentialité des données est un problème essentiel, qui se pose partout (cf. par exemple les nombreux débats à propos de l’application TousAntiCovid) : c’est pourquoi il est indispensable que l’École se coordonne avec d’autres institutions.
Marianne Laigneau indique qu’en effet c’est un énorme sujet, qui concerne aussi notamment les entreprises publiques, investigué par les pouvoirs publics depuis deux ans et sur le point d’aboutir. C’est pourquoi il lui apparaît que l’École a fait preuve de sagesse en décidant de surseoir à son projet d’externalisation.
 
Autres ENS
Marianne Laigneau indique que les alumni de l’ENS Lyon ont un nouveau président, Mathieu Lefrançois (physicien 1999), et qu’à l’initiative de l’ENS Saclay, une soirée de gala inter-ENS pourrait être organisée à l’Opéra Garnier en février ou mars 2022.
 
Point sur les statuts
Le projet de nouveaux statuts a été envoyé en avril au bureau des associations du ministère de l’Intérieur, afin de recueillir son avis informel avant la transmission aux adhérents du projet en vue du vote de l’AG.
Marie Pittet se propose de relancer le bureau des associations afin d’obtenir une réponse.

3.Actualité de l’ENS

PSL Alumni
Violaine Anger fait un point sur la situation de PSL Alumni (PSL-A), et notamment de « PSL-UA » (ensemble des anciens élèves de PSL qui n’étaient élèves d’aucune des institutions membres de PSL et qui portent l’image de PSL en tant qu’institution). Deux solutions sont envisageables : soit on peut les inclure dans PSL-A, sous forme d’une quasi-association ; soit on crée pour eux une association à l’égal des autres associations membres de PSL-A. La seconde solution a la préférence du bureau de PSL-A, qui considère que PSL-A a vocation à rassembler l’ensemble de toutes les associations d’anciens élèves. En d’autres termes, il faudrait que PSL-A s’ajuste au périmètre de PSL, ce qui implique que PSL-UA ne devrait pas être intégrée dans PSL-A. Violaine rappelle que dans PSL-A les deux principales associations sont celles de Dauphine et de l’ENS - en raison de leur nombre d’adhérents et de leur organisation (à l’inverse, une association comme celle de l’École des Chartes ne compte que 80 membres environ)
Marianne Laigneau souligne que cette situation doit évoluer, elle ne saurait rester ainsi bloquée.
Julien Cassaigne demande quelques précisions sur les associations au sein de PSL-A, précisions qu’apporte Violaine Anger qui indique que les associations de PSL-A ou susceptibles d’y entrer sont très diverses.
 
Futur statut de l’ENS et diversité sociale
Lors de sa dernière réunion, le CA avait demandé à Marianne Laigneau de porter deux sujets auprès de Marc Mézard : l’avenir de la personnalité morale de l’ENS au sein de l’Idex PSL (garantie de l’indépendance dans l’interdépendance) et le sujet de la prise en compte du statut social des candidats aux concours d’entrée.
Marianne Laigneau précise qu’elle a donc soulevé la question de la personnalité morale de l’ENS, d’abord auprès de Marc Mézard puis à l’occasion du dernier CA de l’ENS. Les réponses de Marc Mézard et d’Alain Fuchs ont été rassurantes : la ministre a confirmé que l’ENS gardera sa personnalité morale, en étant constituée en grand établissement scientifique et culturel au moment de la sortie du statut expérimental actuel de PSL (donc avant 2028).
Concernant le sujet de la diversité sociale, Marc Mézard a indiqué à Marianne Laigneau que l’idée de tenir compte du niveau d’études des parents des candidats n’est juridiquement pas possible : ce projet en tant que tel est donc abandonné.
Yves Caristan fait remarquer que le sujet de l’origine sociale renvoie à la manière dont les candidats sont évalués lors des concours, et que l’on devrait sans doute prendre en compte leur itinéraire social sans pour autant remonter à la situation ou à la profession des parents.
Jean-Thomas Nordmann rappelle que, lorsqu’il était à l’ENS, Laurent Fabius se présentait comme fils de brocanteur.
Jeanne Parmentier, qui travaille sur ces sujets à titre professionnel, comprend la position de Marc Mézard : il n’est pas toujours aisé de rendre compte de la question sociale, il peut y avoir de « faux » boursiers, et la prise en compte de la profession des parents aurait pu être une solution pour nuancer le système des points de boursiers.
Marianne Laigneau renchérit en précisant qu’il y a eu en effet un débat intéressant sur la méritocratie en laquelle on croit.
Concernant les points de boursiers, la mise en œuvre à l’ENS est prévue pour le concours 2022 (le point est à l’ordre du jour du CA de l’École de juillet), avec une focalisation sur les niveaux de bourses les plus élevés (les boursiers de niveau 0 et 1 seraient désormais exclus du dispositif).
Les données chiffrées des concours 2021 montrent qu’à l’heure actuelle, le taux de boursiers baisse entre candidats (26 %) et admissibles (20 %), puis entre admissibles et admis (18 %), et que le même phénomène s’observe pour les autres ENS : c’est cela que cherche à combattre le système des points boursiers, qui s’applique d’ailleurs dès 2021 dans les écoles de commerce (avec un bonus d’un point de moyenne pour les boursiers, ce qui est considérable). L’ENA a fait le choix différent d’un concours réservé. L’X n’a pas encore fait connaître le dispositif qu’elle prévoit de mettre en place.
Louis Manaranche fait remarquer que concernant les concours des écoles de commerce, il y a une certaine hypocrisie à instaurer ces points de boursiers, compte tenu de l’augmentation très importante des frais de scolarité au cours des 20 derniers années.
 
Comité de recherche du futur directeur de l’École
Le mandat de Marc Mézard arrivera à échéance en mars 2022.  Le processus de sélection du successeur est lancé, avec deux comités : un comité de recherche présidé par François Hartog (et dont Marianne Laigneau est membre), destiné à susciter des vocations et faire connaître les critères de sélection, qui achèvera ses travaux d’ici la fin de l’été ; et un comité de sélection nommé par la ministre, qui entendra les candidats qu’il aura présélectionnés, examinera leurs projets pour l’École et les classera pour les proposer au ministre. Marianne Laigneau présente les critères de sélection des candidats et les travaux engagés par le comité de recherche.
La discussion s’ouvre : Jeanne Parmentier souligne l’importance qu’il y aurait à ce que la diversité (de genre notamment) soit présente dans la liste établie par le comité de recherche. Marianne Laigneau approuve tout en précisant que le comité de recherche craint surtout qu’il n’y ait pas un nombre très élevé de candidatures. Elle précise que la fourchette d’âge « cible » indicative est entre 50 et 55 ans. Jean-Thomas Nordmann souligne que des candidats européens pourraient figurer sur la liste, puisque de nombreux universitaires européens sont professeurs des universités en France.
Les candidats doivent présenter un projet pour l’École, ce qui les incitera peut-être à mettre en avant leurs idées sur le sujet des débouchés des élèves, notamment des littéraires – c’est en tout cas le souhait de Marianne Laigneau.

4.Candidatures d’administrateurs

Pour les élections de l’automne, il y a sept postes à pourvoir comme chaque année.
Christel Mouilleron Lavigne souhaite se représenter. Ne peuvent à l’inverse pas se représenter : Jacques Le Pape, Jean-Thomas Nordmann, Rémi Sentis. Ne souhaitent pas se représenter : Nicolas Couchoud, Timothée Devaux, Victor Gysembergh. Il y aurait donc six postes à pourvoir, hormis celui de Christel.
Les candidats à ce jour sont Jérôme Brun (1969 S), Henri-José Deulofeu (1966 l), Guilhem Mariette (2018 s), Roman Khonsari (1998 l), Matthieu Fernandez (2004 l), Alexandre Vincent (1995 l). Laurence Levasseur, Marianne Laigneau et Nicolas Obtel présentent brièvement leurs profils et leurs candidatures.
Étienne Chantrel souligne que ces candidatures ne sont pas de nature à renverser le manque actuel de parité du CA (deux tiers d’hommes).
D’autres candidatures sont évoquées pour 2022 : Christel Lavigne suggère Catherine Hartog, Nicolas Obtel suggère Dominique Haughton.
Marianne Laigneau remercie de leur action les membres qui vont quitter le conseil à l’automne.

5.Aides et secours

Une seule demande d’aide est arrivée à l’association : « Normale Sup’ Junior projets », association portée par un groupe d’élèves et d’étudiants, a pour objet de familiariser les étudiants de l’École avec le monde professionnel. La somme demandée est de 750 € (pour un budget total de 4 000 à 16 000 €)
Demande : 750 €
Décision : le projet entrant dans les critères de l’a-Ulm et paraissant intéressant, le CA donne son accord pour 750 €, aux conditions habituelles de mention du parrainage de l’association.
 

6.Point sur les adhésions

Le nombre des adhérents est passé de 1 920 au 13 mars 2021 à 2 013 en juin 2021. Marianne Laigneau se félicite que le seuil de 2 000 adhérents, objectif fixé depuis des années, soit enfin atteint. Elle remercie chacun de ses efforts en ce sens, et remercie aussi Pascale Hamon d’avoir contribué activement à ce succès. Toutes les écoles ont d’ailleurs enregistré cette année une hausse du nombre de leurs adhérents – sans doute en lien avec la crise sanitaire qui a fait progresser la solidarité.
 Ce résultat est aussi dû à l’action spécifique de recherche d’adresses perdues, qui a pu être menée grâce à la générosité de Jacques Le Pape. Yves Mariko se présente aux membres du CA (il est étudiant au département d’histoire et d’économie) et décrit le travail qu’il accomplit depuis février sur les archicubes perdus de vue : il projette à cet effet un fichier PPT (joint en annexe). Il indique que des réseaux comme LinkedIn ont été d’une aide précieuse – avec une facilité plus grande à retrouver les scientifiques que les littéraires. Plus de 500 personnes ont été recherchées. La grande majorité des personnes contactées par Yves Mariko a répondu positivement à sa demande d’actualisation de leur fiche. Julien Cassaigne, qui connaît la difficulté de ce travail, souligne la ténacité dont Yves a dû faire preuve et la nécessité qu’il y aura d’y procéder de nouveau à intervalles réguliers (il existe d’ailleurs dans l’annuaire une liste des élèves perdus de vue, sur la pertinence de laquelle il conviendrait peut-être que le CA se prononce). Christel Lavigne se félicite du travail effectué par Yves qu’elle connaît bien.

7.Points divers

Jean-Thomas Nordmann fait état d’une rumeur sur le futur statut du latin au concours d’entrée, lequel deviendrait facultatif, ce qui serait à son sens catastrophique. Si cette crainte était fondée, Marianne Laigneau pense que le CA de l’École aurait à se prononcer sur ce point lors de sa réunion de juillet : le CA de l’association donne mandat à Marianne Laigneau pour s’y opposer.
Nicolas Obtel signale que le nombre des adhérents au club des normaliens dans la police – qui s’est rebaptisé « Police normale » - s’établit désormais à 12.

8.Dates des prochains CA et des prochaines AG

Les prochains CA sont prévus le 25 septembre (avec le sujet de l’approbation des comptes annuels si possible) et le 11 décembre.
Compte tenu du projet d’approbation de la modification des statuts à soumettre à l’AG, le CA prévoit deux convocations successives à celle-ci : d’abord le 6 novembre en zoom, qui devrait se conclure par la constatation de l’absence de quorum ; puis le 20 novembre pour l’AG, qui devrait se tenir sur place. L’invité devrait être Antonin Baudry.

La prochaine réunion du CA aura lieu le 25 septembre 2021.
La visio-conférence est levée à 11 h 15.
 
Marianne Laigneau                                                    Marie Pittet
Présidente                                                                  Secrétaire générale adjointe