Portraits du mois

Cette rubrique reflète la diversité de pensée des normaliens. L’a-Ulm ne cautionne en aucun cas les opinions émises par les interviewés.
Christine Bénard "Dans le contexte actuel de croissance démographique et économique mondiale, la transformation des entreprises industrielles pour nous permettre de continuer à nous développer en paix entre nous et avec la planète est cruciale à mes yeux [...] Je cherche actuellement à former un groupe de travail pertinent sur ces sujets et je suis aujourd’hui à la recherche de jeunes collègues que cela intéresserait."

Jean Leclant "Le même sérieux s'est attaché à mes études secondaires dans un grand lycée de l'est parisien, dont les élèves, la plupart d'origine modeste, étaient fort motivés. Bon nombre étaient des réfugiés, chassés d'Europe centrale ou orientale par des persécutions politiques ou raciales. On apprenait avec ardeur et méthode."


Estelle Maintier "Je persiste à croire qu’on est mieux préparé à décortiquer un contrat lorsqu’on a fait du commentaire de texte."


Joannès Vermorel "Je co-dirige Lokad depuis des années avec mon épouse qui se trouve être normalienne également, mais de formation littéraire."

Paul Bernard "On ne distinguait aucune pierre, mais nous étions sûrs qu'elles étaient là, encore enterrées, colonnades autour des cours, pilastres contre les murs, seuils des portes."

Hervé Seitz "L'impression générale que je garde de l'École : c'est un creuset qui rassemble une faune improbable, un peu asociale, de physiciens à tendance autistique, de littéraires qui rêvent en grec ancien, et tout ce petit monde vit ensemble, mange ensemble, discute ensemble…"
Marianne Bastid-Bruguière "Pour ma mère, qui était la deuxième femme agrégée des facultés de droit, faire ses études en n’étant en concurrence qu’avec des filles était une déchéance."

Antoine Danchin "Je pensais qu'il y avait trois catégories d'individus, classables en face de la mathématique: ceux qui n'y comprendront jamais rien; ceux qui comprendront tout, mais ne pourront créer un objet nouveau et ceux qui ne pourront tout comprendre, mais auront le talent de créer de nouveaux objets."
Catherine Mayeur-Jaouen "Le persan a bénéficié dans le passé d’une meilleure situation dans nos universités : la République islamique et la difficulté des relations franco-iraniennes, ont sans doute contribué à l’affaiblissement de nos rares sections de persan. Je suis optimiste pour l’avenir, vu l’intérêt grandissant des étudiants et l’ouverture (très relative !) de l’Iran, au moins dans le domaine économique."

Thanh-Vân Ton That "Je leur ai répété que la vraie vie n’est ni la littérature (tant pis pour Proust), ni la science, et qu’il faut «carpere diem», voyager, préférer la montagne, la campagne, la mer, le désert, les steppes et surtout les vraies personnes en chair et en os, aux labos, aux bureaux et aux biblios."

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